7e étape : Un regard sur Milan-San Remo

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7e étape : Un regard sur Milan-San Remo

«La Primavera. La Classicima. Le Cipressa. Le Poggio. La Via Roma. La cabina telefonica… Tant de mots qui parlent aux passionnés. Jadis, cette longue procession célébrait le «vrai» début de saison avec des coureurs encore justes en kilomètres. Maintenant, les guerriers sont affûtés comme des dagues (ça va gicler dans les bosses!). Un parfum de printemps. Les jours qui rallongent. Ce bord de mer que l’on vient chercher. Une ambiance…

A peine une semaine que je les ai quitté que je retrouve l’équipe prête à en découdre. Le temps est gris, frais. Il pleut. Les nuages auraient-ils suivi l’avion ? Ainsi pour ajouter à la dramaturgie de cette course la plus longue du calendrier (294km!), il va falloir composer avec la météo. Ok, vous me direz l’an passé c’était bien pire avec une météo digne d’un Liège-Bastogne 1981. astana 2 Samedi, veille de course, l’ambiance est particulière. On sent que nous sommes à la veille d’un grand évènement. Un à un les coureurs récupèrent leur paquetage est passent entre les mains des masseurs et de votre serviteur. Pas de doutes, ils sont prêt. Ce dimanche matin (car depuis l’an passé MSR se déroule le dimanche), c’est le grand jour.

Le petit déjeuner est englouti dans le calme. La concentration liée à l’évènement et ses 300km où le fait de devoir plomber l’estomac de pâtes, porridge ou autres sucres lents? C’est que là aussi c’est une réelle performance de se mettre à table devant un tel menu. Enfin, les équipes prennent tour à tour leur place dans le sas de départ. C’est une évidence, la mode est au retour du vintage.

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Certains arborent des barbes très 70’s ou des moustaches qui rappellent Lucien Petit Breton (vainqueur du 1er Milan-San Remo en 1907). D’autres comme Yoann Offredo ressortent les vieilles lunettes qui ont coûté tant de primes aux coursiers du dimanche pour ressembler à Greg LeMond. Mais, le truc qui revient en force, passé du «has been» au statut d’incontournable c’est bien notre bonne vieille casquette.

borut bozic2Enfilée sous le casque profilé, elle est le signe de ralliement entre toutes ces générations de coursiers. Ce point commun qui fait que l’histoire continue. Dernièrement, sur les réseaux sociaux, un mouvement (Les Casquetteurs) s’est lancé afin de faire sourire notre ami Pierre-Henri Menthéour. Et, tel un virus informatique, chacun y va de sa photo la plus insolite. Du coup au pied des bus on ne cherche plus de bidon mais des casquettes. Qui l’aurait parié ?

Pour ma part, j’aurai vu Milan SANS Remo. Les aléas des transports ne me permettant pas de rentrer dans les temps après l’arrivée à Lungomare Italo Calvino. Mais, qu’importe. J’aurai senti cette ambiance et ce sentiment que oui, le vélo est un sport incroyable !»

Barnabé Moulin
@Barbuzard

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