Bretagne

 Le cyclisme en Bretagne : une véritable religion.

La Bretagne est reconnue comme l’une des terres du cyclisme en France et dans le monde. Une ambiance et un public, toujours au rendez-vous pour transcender les coureurs, venus des quatre coins du globe. La Bretagne, c’est un territoire, une culture et une passion : le cyclisme.

Des champions bretons populaires.

L’histoire du cyclisme français est obligée de faire arrêt dans la région à hermines. Les plus grands champions de son histoire sont nés là-bas, entre Rennes et Douarnenez, entre Brest et Locminé. Qu’ils s’appellent Robic, Bobet, Hinault ou encore Le Bon, les champions bretons ont traversé les générations et ont ainsi marqué ce sport de leurs empreintes.

Dès Lucien Petit-Breton, double vainqueur du Tour de France et recordman du monde de l’heure, au début du siècle dernier, les bretons s’étaient inscrits parmi les meilleurs cyclistes mondiaux, à l’heure où la mondialisation du sport n’était pas celle que l’on connait actuellement. Mais, le cyclo-crossmen, Jean Robic, champion de France et du Monde de la spécialité dans les années 1950 réussit même l’exploit de remporter l’édition 1947 de la Grande Boucle. Une domination tout terrain de la part de l’adoptif de Radenac, dans le Morbihan, où il passa sa jeunesse. Arrive la seconde moitié du XXème siècle et l’incontournable Louison Bobet.

Natif de Saint-Méen-Le-Grand, il remporta par trois fois le classement général du Tour de France de façon consécutive entre 1953 et 1955. Durant cette période de domination de la part du breton, il s’imposa sur les championnats du monde, sur Paris-Roubaix, Milan-San Remo, le Tour des Flandres et Paris-Nice. Les hommes du bout de la France parviennent désormais à se diversifier, entre classiques et courses à étapes, rien ne semble leur échapper.  Alors que Bobet dominait, naquit un futur grand du vélo.

C’est à Yffiniac, une petite bourgade costarmoricaine, qu’Hinault vit le jour. De tous ses prédécesseurs, « le Blaireau », comme il est surnommé, aura été le seul à atteindre un tel niveau. A son actif, on ne compte pas moins de 10 grands tours (5 tour de France, 3 Giro, 2 Vuelta) pour 41 victoires d’étapes sur ces épreuves ainsi que le gain de 10 classements annexes sur les grands tours dont quatre sur la Grande Boucle. L’incroyable palmarès d’Hinault ne se cantonne pas aux épreuves de trois semaines. Véritable homme à battre à l’époque, il s’imposa aussi sur les classiques telles Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, la Flèche Wallonne ou encore sur le Critérium du Dauphiné Libéré, à trois reprises. Depuis Hinault, plus aucun français n’a remporté le Tour de France mais les bretons se sont illustrés à d’autres niveaux. Depuis quelques décennies, ce sont les jeunes, les espoirs ou les juniors qui font la renommée du cyclisme breton, perpétuant la tradition de leurs aînés. Les Le Bon, Gérard, Barguil ou autre Le Gac seront peut-être des futurs grands, capables d’égaler la performance des « anciens », qui ont écrit l’une des plus belles pages du cyclisme dans la région.

Des coureurs de haut niveau grâce à des épreuves de renommée.

Si la Bretagne peut compter tant de coureurs de haut niveau, elle peut aussi vanter la qualité et la quantité de ses organisations. Quand certaines régions peinent à trouver des épreuves, la Bretagne en a plus qu’il n’en faut et ça des écoles de cyclisme aux professionnels. Des épreuves reconnues, pour certaines, dans le monde entier et qui font de la Bretagne, une terre de cyclisme. En 2012, sur  les  16 manches de la coupe de France – PMU, 10 ont été organisées dans la région bretonne. De la Flèche d’Emeraude aux Boucles de l’Aulne en passant par le célèbre Tro Bro Léon ou le GP de Plumelec, la coupe de France a définitivement posé ses valises en Bretagne, ce qui témoigne de l’importance de la région dans le cyclisme français. Depuis quelques années, des épreuves telles que le GP de Plouay sont devenues des références à travers le monde où les meilleurs coureurs sont venus s’imposer. Autre discipline, autre saison et autre lieu mythique, le circuit de Lanarvilly rassemble les foules, chaque hiver. Théâtre de championnat, la cité finistérienne amasse les spectateurs des quatre coins du territoire qui, d’une seule voix, supportent les coureurs d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Chez les amateurs, la célèbre course de Moncontour et ses 15 000 spectateurs ou encore le Trophée Centre Morbihan, épreuve internationale Junior qui réunit des jeunes coureurs de tous pays. Enfin, comment ne pas évoquer le KBE ? Le Kreiz Breizh Elites est une épreuve de classe 2.2. De ce fait, elle est ouverte aux professionnels appartenant à des équipes continentales et aux meilleurs amateurs français. L’épreuve qui traverse le centre Bretagne chaque année depuis plus de dix ans a révélé nombres de grands champions : Andy Schleck, Rein Taaramae ou Blel Kadri. L’épreuve chère à Alain Baniel saura à nouveau amasser les foules durant les trois jours de course. Une course qui devrait à nouveau révéler des coureurs de talents, qu’ils soient bretons ou étrangers.

Le cyclisme en Bretagne, c’est une véritable religion. Une passion commune que chaque breton (ou presque) partage au quotidien. Tous les dimanches, les courses cyclistes font le plein de spectateurs et cela contribue à la pérennité de ce sport à l’Ouest ainsi qu’à la possibilité, pour les jeunes coureurs, de devenir un jour, aussi fort que leurs prédécesseurs.

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