Cyclisme Féminin – Cyclisme Sur Route

Photo : Elsa Bénard / http://elsabenard.weebly.com/championnats-du-monde-2012.html

Entamons notre semaine spéciale Cyclisme Féminin par la discipline phare : la route. Du Tour Of Qatar, fin janvier, au Tour du Brésil, début novembre, la saison routière 2013 s’annonce longue et intense pour le peloton féminin. Présentation des forces en présence, et retour sur l’épisode 2012 tant sur le plan international que national. Tous à vos bicyclettes !

La désertification des organisations.

Lorsqu’on jette un coup d’œil au calendrier 2013, nombres de courses sont rayées et n’auront donc pas lieu l’an prochain. Raisons financières en ces temps de crises, mais aussi un manque d’engouement des spectateurs pour le cyclisme féminin pourraient être la raison de cette désertification des épreuves féminines. Pourquoi n’y a-t-il pas un véritable Tour de France Féminin, qui disposerait d’infrastructures similaires ce qui lui permettrait d’attirer publics et médias ? Certes, il y a la Route de France Internationale Féminine, qui s’élancera cette année de Soissons, dans l’Aisne, au début du mois d’Août, mais cela n’attire pas les foules. Et pourtant, en 2012, ces dames avaient gravi la Planche Des Belles Filles, l’ascension même où Cancellara a perdu son maillot jaune lors du Tour De France, là où Froome s’était révélé parmi les meilleurs. En Italie, le Tour d’Italie féminin, l’équivalent du célèbre Giro, fait la part belle au cyclisme féminin depuis 1988 ! Avec le Tour de l’Aude et la Grande Boucle Féminine Internationale, le Giro d’Italia Femminile était considéré comme l’un des trois plus grands rendez-vous international pour les féminines. Malheureusement, en 2012, seul le Tour d’Italie était encore d’actualité. En 2013, l’épreuve italienne ne pourrait pas voir le jour… Une triste nouvelle pour le cyclisme féminin de haut niveau qui suit une terne tradition. En effet, le Tour de l’Aude n’est plus organisé depuis 2011, fautes de moyens financiers. La donne est sensiblement la même pour la GBFI, qui a connu ses heures de gloire dans les années 80/90 avant d’être annulée en 2004 puis arrêtée, en 2009. Heureusement, en France, le Tour de Bretagne, le Tour d’Ardèche ou le GP de Plouay féminin accueillent les plus grandes championnes mondiales, mais aussi des talents en devenir. Le cyclisme féminin vous réserve de belles surprises et un beau spectacle avec de grands talents.

L'incroyable Vos / Photo : AFP

Marianne Vos, la star internationale.

Comme partout, il y a une icône, une personnalité qui rend le sport plus médiatique et qui réunit les foules. Sur la route, comme sur la piste ou en cyclo-cross, où elle s’illustre, et nous en parlerons dans nos prochains numéros de Cyclisme Féminin, Marianne Vos fait figure de star. A seulement 25 ans, la néerlandaise a pratiquement tout remporté dans sa carrière. Les Jeux Olympiques, c’était à Londres, cet été, les championnats du Monde en 2006 et 2012, chez elle à Limburg, la coupe du Monde à quatre reprises et de nombreux titres nationaux viennent garnir cet incroyable palmarès. La leader de l’équipe Stichting Rabo Women, l’équivalent féminin de la formation professionnelle Rabobank, a levé les bras à 20 reprises en 2012 et ce malgré une fracture de la clavicule au mois de mai ! L’exemple à suivre pour beaucoup, mais derrière Marianne Vos, la concurrence se fait plus discrète.

Emma Pooley lors du Tour de l'Ardèche / Photo : Elsa Besnard
Emma Pooley sur le podium du Tour de l’Ardèche / Photo : Elsa Bénard

Il y a aussi Emma Pooley, la britannique, championne du monde de contre-la-montre en 2010 et qui roule désormais pour les suisses du Team Bigla Cycling, dauphine de Vos lors du Tour d’Italie, lauréate de 5 épreuves cette saison dont le Tour de l’Ardèche Féminin.  Ensuite, on retrouve l’italienne Giorgia Bronzini, double championne du monde 2010 & 2011 en devançant à chaque fois, l’incontournable, Marianne Vos. En 2012, Bronzini s’est imposée à 5 reprises, dont trois étapes du Trophée d’Or féminin. Son nom fait jazzer, et pourtant, elle ne connaît pas de Dr Ferrari. Kristin Armstrong démontre tout son potentiel depuis plus d’une décennie dans l’effort solitaire. Championne du monde du Contre-la-Montre en 2006, l’américaine est, tout simplement, double championne olympique en titre de la discipline ! Cette saison, elle remporta quatre succès, dont trois lors de contre-la-montre. Enfin,  elle fût la dauphine de Vos au classement général de la Coupe Du Monde cette année, comment passer à côté de Judith Arndt ? A 36 ans, l’allemande est double championne du monde du contre-la-montre en titre est a glané divers succès, cette année, notamment lors du Tour du Qatar, du Tour des Flandres ou du Tour de Thuringe.

Le rajeunissement tricolore.

Audrey Cordon lor des mondiaux de Limburg / Photo : Elsa Besnard
Audrey Cordon lors des mondiaux de Limburg / Photo : Elsa Bénard

L’ombre de Jeannie Longo-Ciprelli s’est presque envolée. Si la plus célèbre représentante du cyclisme féminin court toujours, elle se fait de plus en plus discrète. La cinquantaine passée, il était temps que la relève se dévoile, assume et assure ce dont on attendait d’elle. Aude Biannic, Audrey Cordon, Pauline Ferrand-Prévôt ou encore Marion Rousse. Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant, elles sont les nouveaux visages du cyclisme féminin français et ce dès maintenant. Certes, il leur faudra encore du temps pour atteindre le très haut niveau international, mais elles ont le talent pour. D’ores et déjà, elles ont su s’imposer au sommet de la hiérarchie nationale.

PFPA peine 20ans, elle rejoignait déjà les professionnelles de Stichting Rabo Women, aux côtés de Marianne Vos, et depuis, Pauline Ferrand-Prévôt est devenue championne de France du Contre-La-Montre. Championne du monde 2010, chez les juniors, « PFP » incarne un véritable renouveau dans le cyclisme féminin français. A ses côtés, ce sont deux bretonnes qui font feux de leurs qualités. La finistérienne, Aude Biannic, et la costarmoricaine, Audrey Cordon représentent dignement leur région à l’échelon national et international. Pensionnaire du Team Vienne Futuroscope, principale équipe française ralliée à l’UCI, Audrey Cordon, vice-championne de France du Contre-La-Montre a représenté notre nation lors des derniers Jeux Olympiques de la discipline et ce, avec fierté. Bien qu’elles n’aient pas ramené de breloques d’outre-manche, la loudéacienne a gagné en expérience, ce qui lui permettra, sans doute, d’aborder différemment, les prochaines grandes échéances internationales qui se Marion Rousse / Photo : Mathilde L'azouprésenteront à elle. Troisième, sur ses terres, du Tour de Bretagne Féminin, Aude Biannic a également terminé 10e lors de l’épreuve en ligne des JO de Londres. Tout proche d’être qualifiée de « finaliste », la plabennecoise a longtemps vécu dans l’ombre de Pauline Ferrand-Prévôt, lorsqu’elle était dans les jeunes catégories, au même titre que la francilienne Roxane Fournier. N’oublions pas la talentueuse championne de France, Marion Rousse, lauréate du titre national en juin dernier à Saint-Amand-Les-Eaux qui rejoindra les belges de la Lotto-Belisol pour 2013. Désormais, ces jeunes filles ont les portes ouvertes sur les plus grandes épreuves du calendrier international pour espérer intégrer le Top 10 mondial dans les années futures.

Barker (à gauche) félicite Garner (à droite) pour son nouveau titre mondial / Photo : Tim De Waele
Les britanniques, Barker (à gauche) et Garner (à droite) représentent l’avenir du cyclisme féminin international /  Photo : Tim De Waele

Et demain ? La relève arrive.

Chez les dames, dès la catégorie des Juniors, les talents de demain se distinguent. En effet, toutes les championnes actuelles du cyclisme féminin sont passées par les échelons précédents. A l’heure actuelle, chez les junior(e)s, c’est les britanniques qui dominent. Ou plutôt UNE britannique. En effet, Lucy Garner excelle et semble écrire une nouvelle page de l’histoire du cyclisme féminin britannique. Avec deux titres mondiaux et un titre européen, lors de ses deux années chez les juniors, un palmarès tout aussi garni sur la piste et Garner s’inscrit dans la lignée des Nicole Cooke ou Emma Pooley. Une autre britannique se distingue, en la personne d’Elinor Barker. La galloise a été sacrée championne du monde du Contre-La-Montre à Limburg, cette année après avoir décroché l’argent, l’an dernier, dans cette même discipline. Comme sa compatriote Garner, Elinor Barker s’illustre aisément sur les vélodromes internationaux. En France, espérons que 2013 permette aux jeunes tricolores de prendre le même chemin que leurs aînées qui les ont précédées. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à ces jeunes femmes, pleines de talents !

Demain, cap sur le VTT féminin.

3 réflexions sur “Cyclisme Féminin – Cyclisme Sur Route

  1. Félicitations Josselin car jeune avec autant de talent ,tu vas faire ton chemin et je sais que tu est cycliste aussi !C’est avec un réel plaisir que je viens de lire tes articles et je resterais fidèle a tes reportages cette semaine , je vais également partager sur mon mur et ailleurs !Merci ,bonne continuation dans ce métier que tu maitrises déjà a la perfection. Amitiés !

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