Inside le Tour – Episode 2 : L’entrée dans l’arène

Ici, c’est une fosse aux lions. Les coureurs. Les journalistes. Les supporters. Tout le monde veut être avant tout le monde. Le Tour c’est la course contre-la-montre. Pour ce deuxième épisode d’Inside Le Tour, La Gazette des Sports revient sur les journées de vendredi 4 et samedi 5 juillet. Le grand départ est enfin donné. Le rêve peut enfin commencer.

L’ambiance a beau monter d’un cran chaque jour, rien ne peut-être plus concret que la ligne d’arrivée, les barrières, les camions Vittel. Vendredi, c’est donc vers Harrogate que l’équipe d’Eurosport se dirige. C’est ici, à une trentaine de kilomètres au nord de Leeds que se déroulera l’arrivée de la première étape du Tour de France 2014. Malgré le ciel menaçant et le fort vent, il faut procéder aux derniers tests. Vidéos, sons, images. Tout est testé, validé, modifié afin que le matériel soit opérationnel pour le lendemain.

Alors que le temps vire à l’orage, la foule continue de se masser dans les rues d’Harrogate. Et pourtant, il n’y a pas tellement grand chose à voir. C’est la magie du Tour et surtout de l’engouement des Britanniques à l’égard de la Grande Boucle. Un rien les intéresse et les fascine. Une fois les tests bouclés, l’heure fatidique approche. Il est 17 heures en Angleterre. 18 heures en France. Seulement 13 heures au Brésil et la France dispute son quart de finale contre l’Allemagne.

Un élan patriotique souffle dans la zone technique. Des drapeaux français fleurissent sur les pelouses. L’écran géant de France Télévisions retransmet la rencontre, pourtant diffusée par… TF1 et pour le coup produit par Eurosport. Le mic-mac de la TV pour que les Bleus de Deschamps reçoivent le soutien des Bleus de Harrogate. Vite la ferveur footballistique descend d’un cran. La défaite des tricolores, non sans avoir vibré, nous focalise entièrement sur notre événement. Celui d’un public de passionné. Le Tour de France.

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Samedi 5 juillet. Ils sont nombreux, les Anglais, les Français et les autres, à avoir coché cette date. Plus rien ne bouge à Leeds. Seuls des piétons circulent dans le centre ville. Et quelques deux cents vélos aussi… Sous un franc soleil et avec quelques degrés retrouvés, la ville n’attend qu’une chose. Ce grand départ. Pour la première fois, je pénètre à l’intérieur du village départ. Là où tant de noms célèbres se rencontrent. S’embrassent et discutent autour d’un café et d’une madeleine. Après un rapide survol de l’Equipe et du Parisien, il est temps de passer aux choses sérieuses.

De bus en bus, de coureurs en directeurs sportifs en passant par les attachés de presse. Il faut courir. Négocier. Jongler du Français à l’Anglais en passant par l’Espagnol. Que Cervantes, Molière et Shakespeare ne se retournent pas dans leur tombe. Les interviews de Demare, Kittel, Greipel, Cavendish, Renshaw & co enregistrées il faut se défaire de la foule amassée au pied des bus pour délivrer les images à Paris. Et puis le grand départ est donné. Tout le monde s’en va et le calme envahit petit à petit les rues de Leeds. Pour nous il faut désormais rallier l’arrivée, dans un flot de vélo surréaliste.

Sur la ligne d’arrivée tout le monde s’active. Greg Lemond regarde chaque mètre de l’étape et se renseigne sur chaque coureur. Les 25 derniers kilomètres, l’Américain les a parcouru en vélo afin de repérer le moindre piège. Le temps passe. Les kilomètres avec. Il faut pour moi me poster sur la ligne d’arrivée. Dans la masse de journalistes et de soigneurs. Un minuscule écran du stand vittel tient tout le monde en haleine jusqu’à 500 mètres. Fabian Cancellara s’en va. La foule retient son souffle et là. «Oh big crash !» «Put*** c’est tombé.»

Cavendish, star du pays est à terre. Mais pas le temps de regarder autre chose. Kittel l’emporte. L’équipe Giant-Shimano explose de joie. Les coureurs franchissent la ligne dans une cohue générale. Pour ma part, je dois retrouver Geraint Thomas, le Gallois de la SKY. Il est le premier invité de l’émission de Greg Lemond. Après quelques interminables minutes de chasse, Geraint Thomas est entre mes mains. L’ancien champion olympique sur piste peut entrer sur le plateau et discuter avec l’expert Lemond. La pression retombe.

On a vu, fait ou entendu :

Interview de Mark Cavendish au micro d’Eurosport avant l’étape :
« C’est le D-Day pour vous Mark ?
Non le D-Day il y a eu des morts. C’est la guerre. Aujourd’hui c’est le Tour. Ce n’est que du vélo. »

Marcel Kittel au plus près. L’Allemand, à bout de souffle une fois la ligne franchie, est tombé de bonheur dans les bras de tous ses équipiers. À la télévision l’image est belle. En vrai, elle est bouleversante.

Une foule incroyable pour ce premier jour en Angleterre
Une foule incroyable pour ce premier jour en Angleterre

Mark Cavendish, acclamé par la foule. Pour le coureur de l’île de Man, impossible de faire deux mètres sans être approché par quelqu’un. L’humeur du Cav, désastreuse, ne laisse rien présager de bon au soir de cette première étape.

Un fan de Greg Lemond. Juste devant le plateau de l’émission « LemondOnTour », un jeune fan anglais n’en revient pas. Il croise Geraint Thomas et prend une photo avec. « J’attends Greg (le Citron) maintenant. C’est incroyable ! J’en reviens pas de voir Geraint et Greg en même temps. Je touche le sol pour me dire que c’est vrai. » La passion.

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Par Josselin Riou
@Josselin_Riou

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