«Eurosport Inside» Épisode 2 : Paris-Roubaix ouvre ses portes

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C’est vraiment le samedi que Paris-Roubaix commence. Le samedi c’est le jour de la présentation. À Compiègne, dans l’Oise. Là même où aura lieu le départ, le lendemain matin. Mais avant de se rendre à cette fameuse présentation, il y a toute une matinée à attendre. Et chez Eurosport, on ne perd jamais son temps ! Chaque minute est optimisée. La Gazette des Sports vous fait le récit d’une journée pas comme les autres. «Eurosport Inside» Épisode 2. Action.

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L’Eurosport Journalism Trip

Cette fois le réveil ne sonne «qu’à» 7 heures. Le temps de travailler un brin, de déguster son petit-déjeuner, de préparer le matériel et il faut déjà décoller. Tout le monde s’accorde à le dire, la journée sera longue. Dès le matin, il faut récupérer Juan-Antonio Flecha à son hôtel. Une fois l’Espagnol en voiture, nous prenons la direction de Compiègne. L’occasion de se reposer. Pour tout le monde. Excepté Fred, le conducteur. Quelques mots échangés au début du trajet puis seule la musique de la radio se fait entendre.

Il fait un temps de nordiste. Pour s’occuper, on fait un blindtest. A chaque musique la même réponse : «Ah ouais mais là j’étais même pas né c’est pas cool !». Flecha rigole. Fred aussi. L’ambiance est top. Tu n’as même pas l’impression d’être au boulot. Enfin à un moment, je reconnais une chanson. CHAMPAGNE : «Oh c’est Nightcall de Kavinsky !» Je crois que j’ai réveillé Juan-Antonio… Tant pis on arrivait à Compiègne. Devant un hôtel. On est en avance. Pas un chat à l’intérieur. C’est bête on avait rendez-vous…

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Mes premiers pas micro en main

On s’installe dans un salon de réception. Style victorien. Fin XVIIIe vous dirait Stéphane Bern. Moi, je dirai que c’est fort charmant. La cheminée rappelle celle de la maison. On a un peu l’impression d’être chez soi ici. Flecha commande un thé vert. Bien qu’à la retraite, le Flandrien d’Espagne reste très pro. Rarement du café. Beaucoup de thé vert. Puis l’heure sonne. Quelques journalistes arrivent. Ici un Allemand. Là un Anglais, très discret. Le flegme britannique. Le journaliste espagnol est lui bien plus remarquable. Ami de Flecha, il le salue comme s’ils avaient été à l’école ensemble. Le doux accent de Cervantes flotte alors dans la pièce.

Il vient remplacer celui de la Sicile. L’italien de Flecha est parfait. Si bien que Stefano Bernabino, rédacteur en chef d’Eurosport International se régale de lui parler en Italien. Au début je me demande ce qu’ils disent…  L’homme impose le respect. La classe à l’italienne. Petit attaché-case de l’homme overbooké sur l’épaule. Il parle sans retenu. Dans toutes les langues. Français. Anglais. Espagnol. Italien. Stefano n’arrive pas seul. Laurence Schirrecker lui emboîte le pas. Enfin quelqu’un que je connais ! Cette alsacienne d’origine fût la première à présenter un journal sur l’Equipe TV. Spécialiste handball pendant plus de dix ans, elle s’occupe désormais, entre autre, du cyclisme sur Eurosport International. En passant la porte, elle précède une femme. Au doux accent quand elle parle français. Une femme élégante. Kathy Lemond.

Lemond of legend

gregKathy Lemond. La femme de Greg. Après avoir échangé deux mots avec tout le monde, elle me questionne sur ma journée d’hier. «Alors tu as testé les pavés?» Je me suis arrêté dix secondes… Comment elle sait ça ? Tout ce sait aujourd’hui. Alors la conversation s’engage. Je baragouine de l’anglais. J’arrive à me faire comprendre, c’est l’essentiel. Puis Laurence vient me voir. «Ça va ?» Jusque là ça va, mais je sens que quelque chose se trame. «Est-ce que tu parles anglais ?» Je viens de vous le dire, je baragouine. «Est-ce que tu parles espagnol ?» Pas trop mal. «Est-ce que tu veux interviewer des journalistes ? Pour le prochain numéro de Lemond Of Cycling…» J’arrive ! Micro Eurosport à la main.

Je commence par Jacky Durand, il est français c’est plus simple. Chose faite. Je pars ensuite chercher l’Espagnol de chez Marca. Fred, le caméraman me suit. Lunettes sur le nez. L’oeil derrière la caméra. Il me laisse me débrouiller. Voir si je m’en sors. L’Espagnol, ça passe. Ensuite, l’Anglais. Ah lui, coriace. Je le trouvais discret mais en fait il est malin. Après moulte négociations (en anglais) je parviens à lui poser mes questions. Et  pour finir, l’Allemand. Lui paraît très content de répondre. Tant mieux je suis content de l’interviewer. Voilà mon «travail» (c’est surtout du plaisir) s’achève. Pendant ce temps-là, Greg Lemond accorde des interviews à qui en veut. Disponible comme rarement j’ai vu. Pour Fred, Juan-Antonio et moi il ne faut pas traîner. La présentation ne peut pas se faire sans nous.

La Flecha «Touch»

accredEn voiture Simone ! Jacky Durand monte avec nous. Y a des watts dans la voiture. Avant de s’installer en zone mixte, il faut retirer les accréditations. Un moment clé dans ce week-end. Le sésame qui ouvre pratiquement toutes les portes. Celles du paradis du vélo. Ensuite, il faut réussir à amener Flecha jusqu’à la zone mixte sans qu’il soit interrompu tous les dix mètres. La rançon de la gloire ! Là, son travail commence. Il pose les questions aux favoris de l’épreuve. Sagan, Boonen, Vanmarcke, Pozzato et tous les autres. A ses côtés, nous avons retrouvé Vincent Renault, le journaliste.

A nous quatre, on forme une bien bonne équipe. La seule qui réussira à interviewer Bradley Wiggins ! Le nez de Vincent ça. «Bon viens on se casse au bus.» Alors on se glisse entre la foule de spectateur. On pousse Juan-Antonio pour pas qu’il s’arrête sans arrêt. Et là : Bradley. Franche accolade avec Flecha. Puis interview dans le bus. Exclusif. La classe. La touche Flecha. C’était la dernière pour nous. On remballe le matériel et on reprend la route. Il faut pas tarder pour ramener toutes les vidéos à Jean-Phi, le monteur resté à l’hôtel pour bosser toute la journée.

Fleche restauD’ailleurs, en rentrant, on visionne les premiers montages. Juan-Antonio n’en revient pas. C’est à peine s’il se reconnait ! J’en ai des frissons. La musique, les images, l’ambiance. En voyant le reportage on se revoit plongé sur les pavés de Cysoing. Mais ce n’est pas le moment de tarder. Le lendemain, c’est la course. Il faut garder ses forces pour vivre la reine des classiques. A demain.

L’épisode 2 de «Eurosport Inside» s’achève. Jeudi, découvrez le troisième et dernier numéro. La course. Le Jour-J. Les coulisses. La régie. Les décomptes. La pression. La ferveur et le soulagement. Puis le départ et le retour à Montpellier. Rendez-vous jeudi soir pour «Eurosport Inside» Volume 3.

Par Josselin Riou
@Josselin _Riou

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