Julian Alaphilippe

Julian Alaphilippe, le bienveillant.

Tant sur la route que dans les sous-bois, le militaire Alaphilippe réussit. Sacré champion de France de cyclo-cross Espoirs l’an passé, récemment 2e du challenge national à Saverne et 3e des championnats d’Europe de la spécialité, Julian Alaphilippe se distingue également sur la route, où il a remporté une étape de la manche de coupe du monde à Saguenay, au Canada. Le coureur de l’Armée de Terre s’est confié à La Gazette Des Sports.

Une bonne saison sur route pour passer un cap.

Après une excellente saison de cyclo-cross, Julian Alaphilippe a directement enchaîné avec les courses sur route, obtenant une encourageante 2e place lors de la Route Bretonne, devancé par le professionnel, Maxime Le Montagner. « Je pense avoir fait une bonne saison sur la route. Elle m’a permis de passer un cap supplémentaire et de « prendre de la caisse » comme on dit dans le jargon. » Rapporte Alaphilippe. Très souvent placé dans les 15 premiers, le coureur originaire du cher n’est cependant parvenu à s’imposer qu’une seule fois au cours de l’année, c’était tout de même sur une épreuve de coupe du monde !

Une chute, une fracture de l’omoplate et un début de saison retardé.

Alors qu’il participait au Tour de la Porte Océane, avec ses coéquipiers de l’Armée de Terre, Julian Alaphilippe a été victime d’une vilaine chute. Verdict sévère : fracture de l’omoplate à quelques semaines seulement de l’ouverture de la saison hivernale. «  Cette chute m’a obligé à rester un bon mois sans rien faire, histoire de pouvoir me rétablir correctement. Dès que je l’ai pu, j’ai repris l’entraînement afin de pouvoir effectuer ma reprise lors du challenge national de cyclo-cross, à Saverne. » Relate le récent vainqueur du cyclo-cross de Riom. Un retour qui s’est avéré gagnant, ou presque puisque Julian Alaphilippe a lutté pour la victoire durant 50 minutes à Saverne avant de s’incliner, au sprint, face au rapide Clément Venturini. Un retour en fanfare qui annonce le grand hiver d’Alaphilippe.

Un manque de rythme impardonnable à l’international.

En fin de saison dernière, Julian Alaphilippe était devenu l’un des meilleurs cyclocrossmen de sa catégorie allant même jusqu’à titiller Lars Van Der Haar, le double champion du monde Espoir. Cette année, après un début de saison tardif, l’espoir français s’est montré discret lors des deux premières manches de coupe du monde. Des performances que le francilien relativise et justifie : « Ces deux épreuves de coupe du monde ont été assez médiocre pour moi. Cela s’explique en partie à cause du manque de rythme que je peux avoir. Enfin, je ne me tracasse pas, mes principaux objectifs arrivent plus tard au cours de la saison. »

Retour bronzé des championnats d’Europe.

Début novembre, sous le soleil éclatant de Grande-Bretagne, Julian Alaphilippe a troqué sa tunique de champion de France pour celle de l’équipe nationale, le temps d’une course, le temps de rêver au titre européen. « Ce fût une course très spéciale avec un circuit hyper roulant. On a assisté à une course par élimination et il ne fallait pas se retrouver trop tôt en tête de course. » Décrit le leader de l’équipe de France. Une course ultra tactique où toutes les grandes nations du cyclo-cross européen étaient représentés en très grand nombre à tel point que les français l’ont joué « collective » pour amener Alaphilippe sur la troisième marche du podium. «  C’est dommage de conclure tout ce travail par une simple place de 3e. Enfin, ça reste un podium et j’en suis très satisfait. » Ajoute le bronzé d’Ipswich.

Un programme chargé avec Besançon en ligne de mire.

En ce week-end du 11 novembre, c’est sur le cyclo-cross national de Saint-Etienne-Les-Remiremont, cher à Steve Chainel, le coureur de la FDJ-BigMat, que Julian Alaphilippe déploiera tout son talent avant de prendre la direction de Besançon, seconde épreuve du challenge national. « Besançon, c’est une course importante dans la saison. Comme toujours, j’y vais avec l’envie de gagner et maintenant, j’espère que les sensations seront présentes. » Annonce le dauphin de Clément Venturini au classement de ce challenge national. Ensuite, viendront au programme la manche de coupe du monde à Koksjide (Belgique) et le cyclo-cross de Dijon, les 24 et 25 novembre prochains.

Alaphilippe, une histoire fraternelle.

De gauche à droite : Florian Touzeau, Julian & Bryan Alaphilippe.

Si Julian commence à se faire connaître à travers la France, l’Europe et le monde pour ses performances, c’est son petit frère, Bryan qui montre le bout de son nez. En effet, à tout juste 17 ans, le cadet de la fratrie marche sur les traces de son aîné, un parcours qui amuse Julian, le grand frère : « Bryan est en école de menuiserie et c’est donc assez dur pour lui de concilier l’entraînement et le travail. Il me rappelle moi-même, lorsque j’étais apprenti et que je m’entrainais le soir, en sortant du travail. Malgré cela, il reste très motivé et espère bien figurer sur les prochaines manches du challenge national ainsi qu’au championnat de France, où il souhaite intégrer le top 10. » Après avoir vécu une course difficile à Saverne où il fut victime de quelques ennuis, Bryan Alaphilippe espère se rattraper à Besançon, le week-end prochain en suivant, à la lettre, les conseils de son grand frère. « J’essaye de conseiller Bryan au mieux que je peux. Je suis comme tous les grands frères, j’aimerais qu’il lui arrive le meilleur sur chaque course, mais il n’a aucune pression à avoir. S’il fait tout ça, c’est avant tout pour s’amuser et prendre du plaisir. » Indique, bienveillant Julian Alaphilippe.

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