La parfaite moisson estivale de Mélissandre Pain

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Depuis un an, Mélissandre Pain (CS Mainvilliers) vit, étudie et s’entraîne à Paris, au centre d’entrainement de l’INSEP par où les plus grands sont passés. Déjà triple championne de France entre 2011 et 2012, elle a enfin découverts les bienfaits de l’entraînement parisien à l’international. Double championne de France, triple championne d’Europe et championne du monde en moins de deux mois. Un palmarès impressionnant que La Gazette Des Sports a décidé de vous faire connaître ! En piste.

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« Je ne m’attendais pas à ça… »

 

Cet été complétement fou, c’est au Portugal que Mélissandre Pain (18 ans), l’a débuté, sur le vélodrome d’Anadia. Là-bas, loin de ses bases, la parisienne d’adoption était en lice sur les épreuves de la vitesse individuelle, du 500m et du Keirin. Trois courses étaient alors autant de chances de médailles, et pourquoi pas de titre, pour la jeune mais néanmoins talentueuse, Pain. Face aux Russes, aux britanniques et autres consœurs et autres européennes, la française ne leur a guère laissé de chances à ses adversaires. Tout a commencé par la vitesse individuelle où la tricolore a franchi toutes les étapes la menant à la finale sans encombres. Au terme d’une finale rondement menée, elle décrocha son premier maillot étoilé. Deux autres viendront s’ajouter tout au long de la compétition. Trois épreuves, trois titres. Une semaine réussie que Mélissandre Pain avait abordé « dans un bon état d’esprit et consciente de (ses) capacités. » La seule inconnue demeurait la concurrence à laquelle elle serait opposée. Au final, rien ne l’aura arrêtée à Anadia. Elle s’envola du Portugal, l’appétit de victoire pas encore rassasié.

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Après les Europe, c’est en France que le triptyque de la jeune centriste continuait et à Hyères – Toulon plus précisément. Sur le vélodrome en bois de la cité varoise, Mélissandre Pain accrochera à sa garde-robe, deux maillots tricolores supplémentaires en vitesse individuelle et sur le 500m. Seule la victoire en vitesse par équipes lui échappa. Associée à la cadette Marie Dufour, les deux équipières de la Région Centre échoueront d’un rien dans leur quête du titre national. Une médaille d’argent au compteur pour refermer le chapitre national. Les championnats du monde approchaient.

 

« Après la ligne, j’ai crié, levé les bras et pleuré… »

 

C’est de l’autre côté de la manche, à Glasgow (Ecosse), que se déroulaient les championnats du monde juniors sur piste. Tous rêvent du maillot irisé et pourtant peu parviennent jusqu’au sacre mondial. Mélissandre Pain fait désormais partie de ce cercle restreint de champions ! Elle raconte ce moment d’exception :

« Le Keirin était la dernière épreuve de mes championnats du monde sur piste. J’avais déjà remporté l’argent (lors du keirin) et le bronze (sur la vitesse individuelle) au cours de ses mondiaux écossais. Franck Durivaux, mon coach, a su trouver les mots justes pour me mettre en confiance avant le départ. J’étais très stressée car je savais que c’était le moment ou jamais, pour moi, d’être championne du monde, rapporte l’intéressée à La Gazette Des Sports.

Je savais qu’il allait falloir se battre, poursuit-elle. Je n’ai pas voulu prendre la course en main, mais plutôt prendre des risques en restant « dans la boite » comme on dit. Un instant, j’ai cru que la course était perdue mais la belge qui me précédait à totalement craqué dans le dernier virage ! Je n’ai plus réfléchi, j’ai commencé mon effort et j’ai pu doubler l’anglaise dans les derniers mètres… C’était incroyable ! Après la ligne, j’ai crié, levé les bras puis pleuré dans les bras de mes coéquipiers puis dans ceux de mes parents. C’était magique. » Poursuit la jeune championne du monde qui ne réalisait pas encore l’ampleur de l’exploit.

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« Être soutenu par tant de monde, c’est important. »

Tout au long de sa campagne estivale pour conquérir de nouveaux titres de gloire, Mélissandre Pain, qui a fêté ses 18 ans en juin dernier, a pu compter sur le soutien inconditionné de ses proches et de nombreux supporters. Une ferveur qui touche forcément : « Dès mon premier titre européen, j’ai vu la joie dans les yeux de ma famille, j’ai reçu beaucoup de messages de proches et cela m’a fait très plaisir. Je me suis senti vraiment soutenu par tout ce monde et c’est vraiment important pour le mental. Je pense que cela m’a aidé à aller chercher ce titre mondial. Ce maillot irisé est aussi une manière de tous les remercier ! » Rajoute la jeune pistarde de Mainvilliers.

A l’heure de repartir en cours, pour une nouvelle année au cœur de la tourmente parisienne et de dresser le bilan de sa saison, Mélissandre Pain peut s’estimer heureuse et accomplie. « Mon objectif de pré-saison était de ramener une, ou plusieurs, médailles des championnats d’Europe. De ce fait, je peux affirmer que ma saison est plus que réussie. (Sourires) J’ai réalisé mon rêve en devenant championne du monde. Je ne suis pas prête d’oublier cette année 2013. » Et quand on lui demande si elle peut résumer tant d’émotions en un mot, elle n’hésite pas un instant : « Magique ! ».

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« Je travaille dur pour progresser. »

 

Comme beaucoup de jeunes de son âge, la cyclistine a quitté sa tranquillité provinciale, direction la capitale et plus précisément l’INSEP. Une nouvelle dans le centre d’entraînement qui a révélé tant de grands sportifs et où Mélissandre Pain côtoie ses collègues masculins Thomas Copponi ou encore Benjamin Gil. Et si l’été fût beau, la rentrée, elle, s’est avérée plus compliquée. « Ce n’a pas été facile de revenir à l’INSEP mais je continue de travailler dur pour progresser. Je vais désormais être Espoir et ce sera une année difficile pour moi. J’ai pour objectifs de marquer des points tant en coupe du monde que lors des championnats du monde Elites sur piste. On verra par la suite… » confie la nouvelle parisienne qui répartie son temps entre les cours et les entraînements. Un quotidien chargé qu’elle décrypte : « Mes journées sont chargées car je viens d’entrer en première année de STAPS option Kinésithérapie pour aller en école de kiné l’an prochain. Je commence ma journée par les cours puis j’enchaîne avec l’entraînement puis je recommence l’après-midi. Je n’ai pas beaucoup de temps pour moi mais il suffit d’un peu d’organisation pour que tout se passe au mieux. »

999417_383543361768422_1193351501_nTant de succès qui amène Mélissandre Pain à remercier son entraîneur, Franck Durivaux, ses parents mais aussi ses sœurs qui la suivent « activement » comme elle aime à nous le dire. Enfin, elle porte une pensée particulière à toutes les personnes qui la soutiennent, notamment via les réseaux sociaux. Une belle histoire qui s’achève ? Non, seulement un chapitre qui se ferme, une page qui se tourne. L’avenir réserve à Mélissandre Pain de nouvelles joies. La voilà repartie pour un tour de piste. La piste aux étoiles.

4 réflexions sur “La parfaite moisson estivale de Mélissandre Pain

  1. Un article parfait qui dégage de l émotion et qui résume très bien cette année extraordinaire

  2. un article parfait qui dégage de l émotin et qui résume très bien cette année extraordinaire merci a tous pour votre soutien

  3. Trés bel article représentant cette jeune championne tel qu’elle est vraiment. Merci beaucoup . Avoir une petite soeur comme Mélissandre est un réel bonheur.

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