Le pôle espoir Franche-Comté fait le buzz !

montageLe cyclisme français sort chaque année de nouveaux talents. L’un des secrets de la formation dans l’hexagone passe, entre autre, par les pôles espoirs. Centre de formation, d’épanouissement et de perfectionnement, ces pôles permettent aux jeunes athlètes de concilier études et sport de haut niveau. La Gazette des Sports a rencontré Matthieu Nadal, entraîneur du Pôle Espoir de Franche-Comté, et Marine Strappazzon, l’une des pôlistes de Besançon. Entretien.

Au détour d’une vidéo, le Pôle Espoir franc-comtois a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Une vidéo et une chanson témoigne de l’ambiance qui règne dans les rangs bisontins. Ni une ni deux. Matthieu Nadal, l’un des dirigeants de la structure, a confié les secrets de ce pôle d’excellence où chaque année les meilleurs français brillent de leurs résultats.

À Besançon, Steve et Lucie Chainel y ont fait leurs armes. Mais aussi Caroline Mani, Jean-Eudes Demaret ou Morgan Kneisky, ancien champion du monde sur piste. Emilien Viennet (FDJ.fr), champion d’Europe Junior de cyclo-cross fût également l’un d’entres eux. Nombres d’entraineurs d’équipes professionnelles sont également passés par Besançon. A l’image de Julien Pinot, l’entraineur de la FDJ, frère de Thibault. Ou de Vincent Villerius (Cofidis) et Nicolas Boisson (U19 Racing Team).

VTT, route, piste ou cyclo-cross, le Pôle Espoir Franche-Comté, parrainé cette année par Francis Mourey (FDJ.fr), octuple champion de France de cyclo-cross, touche à tout. Cette saison, les membres de ce pôle espoir trustent les podiums nationaux. Voir l’infographie ci-dessous. 

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«En s’engageant avec le Pôle, les athlètes s’engagent dans un double projet. Scolaire et sportif.» Annonce Matthieu Nadal. Il poursuit : «Nous avons un partenariat avec le lycée Jules Haag de Besançon ainsi qu’avec les facultés et autres IUT de la ville. Les coureurs bénéficient d’horaires aménagés pour pouvoir s’entrainer. Ainsi, du lundi au vendredi, 14 heures sont dégagées et consacrées à l’entrainement, au soutien scolaire, à la récupération, aux soins, etc…»

A l’internat, dans leur appartement ou à la maison, les membres du Pôle Espoir de Besançon ne s’éloignent guère les uns des autres. Une proximité qui permet de tisser des liens et ainsi de créer un groupe. Comme en témoigne Marine Strappazzon, 20 ans. «Je suis au pôle depuis deux ans et je sens que ça m’apporte beaucoup. L’entente est géniale et tout le monde s’entend très bien. Sans prises de tête. Ça tire tous les coureurs vers le haut.»

Soline Lamboley s'impose lors du championnat interrégional et devance Marine Strappazzon. Toutes deux du Pôle Espoir Franche-Comté
Soline Lamboley s’impose lors du championnat interrégional et devance Marine Strappazzon. Toutes deux du Pôle Espoir Franche-Comté

«Le cycliste n’est pas pointé du doigt !»

Chaque année, le Pôle Espoir recrute. Des jeunes «qui en veulent» et disposant d’une marge de progression considérable, confie Matthieu Nadal à La Gazette des Sports. Intégrer une telle structure ne se fait pas à la légère. «Le pôle, c’est une bonne école pour apprendre et progresser en groupe. On ne se prend pas la tête, mais il faut quand même du sérieux.» Explique Marine Strappazzon. À Besançon, pôle Espoir, section sportive et pôle France permettent à plus de trente coureurs de se côtoyer dans la cité doubiste. De quoi rassurer les petits nouveaux. «À l’école, le cycliste n’est pas montré du doigt ou isolé. Il est un élève normal et retrouve ses copains cyclistes sur les bancs de l’école.» Commente Matthieu.

«Les résultats de nos athlètes ces dernières années, mais aussi depuis dix ans participent à l’attrait des coureurs pour notre pôle espoir. C’est le fruit de la dynamique franc-comtoise autour du cyclisme. Il y a des clubs importants dans la région qui aident les coureurs à être compétitifs. De plus, Besançon propose des études intéressantes, orientées vers le domaine du sport.» Renchérit l’homonyme de Rafael Nadal.

Le Pôle Espoir Franche-Comté, en plus de proposer l’accès à toutes les disciplines du cyclisme, ne fait pas de distinction entre garçons et filles. À Besançon, la moitié de l’effectif appartient à la gent féminine. Un choix qui paye pour les dirigeants bisontins. «Cela ajoute une énorme dynamique avec de l’émulation et jamais d’ennui.» Reconnait Matthieu Nadal, l’un des quatre entraîneurs de la structure franc-comtoise. A ses côtés, une équipe médicale mais aussi des entraîneurs et des mécaniciens. Le Pôle Espoir cycliste de France-Comté entretient des relations étroites avec le DRDJS régional sur le plan scolaire, et avec le Pôle France VTT sur le plan sportif. Ainsi, sous l’égide de Jean-Charles Romagny, le Conseiller Technique Sportif du comité Franche-Comté, quatre entraîneurs encadrent les jeunes cyclistes en devenir. Matthieu Nadal mais aussi Anthony Bouillod, Flavien Soenen et Claire Hassenfratz, essentiels pour les séances spécifiques. Le fameux derrière scooter ou les tests de puissance. Un tout qui permet aux Franc-comtois de compter parmi les meilleurs de France.

Si le pôle n’est pas la seule façon d’arriver au haut niveau elle demeure une voie privilégiée vers le haut niveau. «On remarque qu’allier l’école et le cyclisme de haut-niveau n’est pas toujours aisé. Grâce à la dynamique de groupe, aux aménagements scolaires, au suivi des athlètes, nous formons des jeunes. La réussite d’un jeune comme Julien Pinot en est un très bon exemple. Engagé dans une pratique de haut niveau au Pôle Espoirs, quand les médecins ont découvert chez lui un problème cardiaque, le fait d’être en pôle et d’avoir un projet professionnel a fait qu’il s’est tout de suite investi dans son projet parallèle conte notre interlocuteur. Depuis, il est devenu l’entraîneur de haut-niveau qu’il est. Cela fait plaisir de voir un athlète quelques années plus tard, bien dans sa peau, épanoui dans son métier.»

Noéline Delbove, à gauche, rejoint Marine Strappazzon et le Pôle Espoir de Besançon
Noéline Delbove, à gauche, rejoint Marine Strappazzon et le Pôle Espoir de Besançon

A la rentrée prochaines, cinq coureurs, donc quatre filles, feront leur entrée au Pôle Espoir Franche-Comté de Besançon. Evita Muzic, troisième d’une épreuve de la Coupe de France Cadette de cyclo-cross. Mais aussi Floriane Barberio. L’Alsacienne, troisième des Championnats de France Cadettes de cyclo-cross. Marceline Devaux, septième de la Coupe de France Cadette sur route. Eddy Steiblé, jeune frère de Gérard, déjà membre du Pôle. Et enfin de Noéline Delbove. La Champenoise, licenciée à Aubervilliers 93 et récemment sacrée championne d’île-de-France sur route retrouvera sa grande amie, Marine Strappazzon.

Par Josselin Riou
@Josselin_Riou

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