L’étape du Tour : les raisons d’un tel succès.

Chaque année, Amaury Sport Organisation, l’organisateur du Tour de France propose aux cyclistes de participer à « L’étape du Tour ». Sur le même parcours que les professionnels, des milliers de cyclistes vont donner leur maximum pour rouler sur les traces de leurs idoles. Enquête et témoignages sur les raisons d’un tel succès.

L’étape du tour, un succès planétaire.

Depuis 1993, qu’ils soient de simples cyclos ou des coureurs amateurs aguerris, voir des coureurs professionnels, des milliers de cyclistes s’affrontent sur le parcours d’une étape de montagne du Tour de France. Comme les coureurs de la Grande Boucle, les participants de « L’étape du Tour » franchissent des cols mythiques, à travers la foule, déjà présente pour encourager les professionnels et qui ne manque pas de supporter tous les participants de l’une des plus grandes cyclosportives au monde. En effet, ce sont plus de 10 000 cyclistes venant de 50 pays différents, à travers le monde, qui se réunissent sur les routes du Tour pour vivre, un court instant, ce que peuvent endurer les professionnels sur de tels pentes.

Depuis l’an dernier et afin de satisfaire le maximum de coureurs, les organisateurs proposent deux étapes du Tour, l’une dans les Alpes, l’autre dans les Pyrénées. Si certains ciblent l’une des deux étapes, d’autres tentent le « Grand Chelem » en disputant les deux épreuves, c’est le cas de Rémi Piat, un coureur non-licencié qui explique, pour La Gazette Des Sports, ce que représentent, pour lui, de telles épreuves. « Ces cyclosportives, ce sont les objectifs de ma saison. En tant que non-licencié, cela me permet de trouver une motivation à l’entraînement mais aussi de parcourir un beau parcours avec des cols mythiques. Rouler sur les mêmes routes que les coureurs du Tour, c’est un peu le prestige. On se prend au jeu et c’est très plaisant de pouvoir visionner l’étape des pros. »

L’étape du Tour, la cyclosportive de tous les niveaux.

Comme chaque année, certains coureurs professionnels, ne disputant pas le Tour de France, ce sont présentés au départ de l’une des deux « Etape du Tour » en guise d’entraînement. Courir avec des professionnels, comme Dimitri Champion (Bretagne-Schuller) ou Tony Hurel (Europcar) c’est ce qui motive aussi Robin Cattet, le vainqueur de la première « Etape du Tour » entre Albertville et La Toussuire. « C’est énorme de pouvoir participer à une telle épreuve. L’ambiance, l’organisation, c’est génial. Puis quand on peut voir certains pros, comme Dimitri Champion qui viennent avec l’ambition de gagner, c’est super. » Robin Cattet, justement, a participé à cette cyclosportive afin de peaufiner son entraînement avant le Tour du Val d’Aoste, une course internationale espoir, où il est, pour le moment, meilleur français.

Mais, bien loin de ces coureurs de première catégorie, espoirs ou professionnels, la majorité du peloton vient là pour le plaisir et leur challenge personnel. Sur les 10 000 participants, beaucoup viennent avec l’ambition de « terminer ». Plus que de terminer, Guy Vasseur, coureur expérimenté, qui court régulièrement en UFOLEP, avait un objectif personnel. « Je souhaitais remonter au classement, la moitié de mon numéro de dossard. Je suis parti avec le dossard 5304 et je termine avec le 3151ème temps. J’ai donc presque atteint mon objectif » confie l’intéressé sur son blog, où vous pouvez revivre sa course, en détails. Quand on demande à Guy, pourquoi il est venu disputer cette cyclosportive, si exigeante, il répond que c’était « (son) objectif ». Il poursuit même : « L’an dernier, je m’étais fixé un objectif, celui de faire Paris-Roubaix. Cette année, c’était l’étape du Tour. »

L’étape du tour, une organisation pharaonique.  

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Durant plus de 150 kilomètres, l’organisation doit permettre aux différents participants d’évoluer dans les meilleures conditions possibles : pas facile. Réparti dans des sas, en fonction de leur niveau, les concurrents partent au compte-goutte. A chaque fois qu’un sas se libère, les coureurs s’élancent. Chacun dans son élément. S’ils sont plusieurs milliers au départ, beaucoup devront mettre pied à terre, après avoir présumés de leurs forces. Guy Vasseur témoigne de son étonnement : « J’ai vu beaucoup de cyclistes mal préparés pour disputer une telle épreuve. Certains ne devaient pas se rendre compte de la difficulté de l’étape du Tour. » En plus de gérer les abandons et les désagréments de certains concurrents, l’organisation met à disposition des courageux cyclistes de nombreux ravitaillements. Boisson mais aussi des produits solides qui permettent aux coureurs d’éviter les fringales et les coups de barres sont proposés à tous les participants. Si les premiers ne jettent qu’un œil sur ces « ravitos », le gros du peloton se réjouit de les rencontrer même si le ravitaillement ne faisait pas l’unanimité aux près des concurrents. « Il n’y avait pas de produit salé, uniquement du sucré. A force de consommer des produits sucrés, je commençais à avoir la nausée, pas top au vu du prix de l’engagement » réagissait Guy, une fois la ligne franchie.

Pour une organisation si bien huilée, ASO se repose sur un nombre incroyable de bénévoles, au petit soin avec les participants, mais aussi sur un engagement assez couteux, entre 75 et 95 euros par coureur. A raison de 10 000 coureurs sur les deux épreuves, l’organisation accumule quelques pécules qui permettent de proposer tant de ravitaillements, mais aussi un repas, le dépannage des concurrents et l’assurance de la sécurité de tous, par la Gendarmerie Nationale. Un prix d’engagement cependant pas toujours justifié pour tout le monde. Selon Guy Vasseur, 75euros, « c’est cher » pour une alimentation « catastrophique » et un repas « honteux » mais justifié quant à l’organisation mise en place par ASO. Le discours est identique pour Rémi Piat qui félicite l’organisation pour «  la sécurité et l’assistance mise à la disposition des coureurs ».

L’étape du Tour, c’est chaque année un succès populaire, sportif et planétaire. L’étape du Tour c’est l’occasion pour des milliers de coureurs de rouler sur les traces des professionnels en montant des cols mythiques. C’est aussi, pour eux, une fierté de pouvoir dire, en regardant les coureurs du Tour passer au même endroit qu’eux : « J’y étais. J’ai fait la même étape qu’eux ! » Désormais, pas la peine d’être pro pour emprunter les routes du tour avec sécurité. ASO vous invite l’an prochain pour de nouvelles aventures, sur les traces de vos idoles.

Remerciements à Guy Vasseur & Rémi Piat. Retrouvez-les tous deux sur Twitter ainsi que la communauté des #Twittcyclos.

Blog de Guy Vasseur : http://guy.vasseur.over-blog.com/

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