Nicolas Roux, solide comme un Roc d’Azur

C’est la rentrée des classes et Nicolas Roux ne déroge pas à la règle. C’est également la rentrée pour sa chronique, En Roux Libre. Une nouvelle chronique qui vous emmènera de l’Etape du Tour au Roc d’Azur en passant rapidement par la Haute Route des Alpes. Un beau programme, riche en dénivelé à découvrir de suite sur La Gazette des Sports.

Chronique Septembre 2014
Photo : IMG Photographie / Mickaël Gagne

«Après l’Etape du Tour, le 20 Juillet dernier, j’ai pris un coup derrière la tête. Ce fût probablement l’une de mes pires journées sur le vélo. J’étais malade depuis trois semaines. Et le mauvais temps de cet été ne m’a pas aidé. Sur l’Etape du Tour, j’ai chuté et cassé le dérailleur. J’ai dû monter Hautacam sur le 39×21. Après cet échec, j’ai coupé trois semaines. Sans toucher au vélo. Psychologiquement, j’avais besoin de ça. Je suis parti deux semaines sur l’Île d’Oléron sans même emmener mon vélo. J’en ai profité pour faire du surf et me ressourcer en famille. Je n’ai repris le vélo que début août sur mon vélo de contre-la-montre.Chronique Septembre 2014 (5)

J’ai l’habitude de terminer mes saisons par quelques contre-la-montre. Plus jeune, je marchais bien dans cette discipline. Elle est spécifique et nécessite moins de temps d’entraînement. Tu roules bien mais tu ne fais pas des heures. Je me suis planifié quelques sorties derrière derny. Je sens que je retrouve un beau coup de pédale. Je m’apprête à faire quelques courses en Elite pour la fin de saison. Notamment le GP d’Annecy, disputé le week-end dernier et bientôt le GP de Faucigny. Je n’ai pas recouru en Elites depuis ma chute sur le Tour du Chablais, juste avant le Tour du Mont-Blanc. Mais ces deux courses seront avant tout des préparations pour le championnat régional de contre-la-montre, le 13 septembre prochain.

Ensuite, fin Octobre, je me rendrai dans le sud de la France pour le Roc d’Azur. J’y serai pour représenter la marque dont je suis l’ambassadeur, Canyon, mais aussi pour participer au Roc et au Roc Marathon. C’est une épreuve que j’affectionne particulièrement. L’an dernier j’y avais déjà participé. C’est une belle façon de finir la saison.»

Chronique Septembre 2014 (4)

Mais avant de se rendre dans le Var, Nicolas Roux, … ans, s’est rendu sur la Haute Route des Alpes, l’une des plus grandes cyclosportives du monde. Une première pour le grimpeur rhônalpin.

«Je n’étais jamais allé sur la haute route. J’ai été agréablement surpris par la qualité de l’organisation et des prestations proposées aux coureurs. C’est du haut de gamme. C’est cher, mais les participants payent pour une qualité incroyable. Certaines grandes courses FFC ne sont pas encadrées par la Gendarmerie. Là, ce sont les gendarmes Genevois et la gendarmerie française qui bloquaient les carrefours. À l’arrivée, il y a des boissons, des stands de ravitaillement, des douches, repas, massages. Pour certains cyclos, c’est leur Tour de France. Ça doit être super intéressant. On croise des gens de tous les pays. Chaque coureur à son drapeau sur le dossard. J’ai croisé des Anglais, des Américains, des Néerlandais, des Serbes, des Slovaques, des Russes ou encore des Belges.

J’ai pris part à l’étape Genève – Megève. Pour moi, c’était une sorte d’entrainement. Je ne faisais qu’un jour, alors que la Haute Route dure une semaine. Je me suis retrouvé à l’avant avec Pouly, le franco-thaïlandais. C’est un coureur que j’avais battu l’an dernier sur l’étape du Tour menant à Annecy Le Semnoz. Mais c’est un sacré client. Invaincu sur la Haute Route depuis qu’elle existe. Il effectue des temps monstrueux sur toutes les montées. Il existe aussi une Haute Route dans les Pyrénées et dans les Dolomites. C’est d’ailleurs cette dernière qui me plairait vraiment. Si j’ai la possibilité d’en faire une l’an prochain, ce serait celle des Dolomites. Entre Venise et Genève.»

Nicolas a terminé 3e du GP d'Annecy en Toutes Catégories, début Septembre
Nicolas a terminé 3e du GP d’Annecy en Toutes Catégories, début Septembre

En plus d’être l’ambassadeur de Canyon, Garmin, Odlo, Mavic ou encore la station des Saisies, Nicolas Roux fait désormais partie du mouvement des Casquetteurs. C’est d’ailleurs muni de sa casquette qu’il a prit le départ de la première étape de la Haute Route des Alpes. Il explique à La Gazette des Sports son amour de l’Histoire.

«La casquette, ça rappelle l’ancien temps. À l’époque, ils portaient tous la casquette. De notre temps, avec les casques, ça fait un peu perdu. La casquette c’est un état d’esprit. C’est le mec cool, qui ne se prend pas la tête. On donne une image plus sympathique du cyclisme. À l’opposé de la mode des casques pleins à visière. Les casquetteurs prennent une ampleur incroyable ! Alors si la porter peut faire des émules par chez moi, j’en serai heureux.

La casquette établit, pour moi, un lien direct avec le cyclisme d’antan. Ça donnait une idée de ce qu’allait faire le coureur. Au départ, tranquille, la casquette relevée. Et quand il la baissait là tu savais que le mec allait flinguer. C’est l’histoire du cyclisme. C’est bien de préserver cette histoire. Peugeot, Molteni, c’est de grands moments du cyclisme. Il ne faut pas l’oublier et y repenser est une très bonne chose.»

Josselin Riou
@Josselin_Riou

3 réflexions sur “Nicolas Roux, solide comme un Roc d’Azur

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