Romain Lejeune à la conquête de l’Amérique !

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Cet hiver, dans les sous-bois, le champenois s’est révélé être l’un des meilleurs cyclo-crossmen de l’hexagone. Désormais, c’est surtout aux yeux du public français que Romain Lejeune est devenu quelqu’un. Ce dimanche, à Nommay, devant les caméras de France 3, le coureur de l’UV Aube a fait le spectacle. Sa saison, sa préparation, son championnat de France et son avenir, Romain Lejeune dit tout à La Gazette Des Sports. Reportage !

Des débuts à Reims sur un VTT.

« J’ai commencé le cyclisme par le VTT à l’âge de 14 ans, dans un club pas loin de chez moi : l’AC Bazancourt-Reims. Je suis ensuite arrivé à pratiquer le cyclo-cross en cadet 2e année. J’ai alors participé à mon premier Challenge National. Par la suite, j’ai intégré le team VTT « New Cycling » lorsque j’étais en junior. Pendant ces années, j’ai concilié le VTT et le cyclo-cross, deux disciplines dans lesquelles j’ai eu plusieurs sélections en équipe de France au cours de ma jeunesse. Lorsque je suis arrivée dans la catégorie Espoir, j’ai pris la décision d’arrêter le VTT pour me consacrer davantage à la route. J’étais alors licencié dans la Division Nationale du CC Villeneuve St-Germain puis j’ai rejoint l’UV Aube – Club Champagne Charlott’. » Commente le porteur du maillot le plus sexy de France !

« Je visais un top 5 à Nommay ! »

Discret, peu bavard, juste ce qu’il faut, Romain Lejeune trace son chemin sans faire de bruit. Cet hiver, il effectua une saison taillée sur mesure pour lui, avec un programme rondement planifié.

Lejeune« J’avais vraiment comme seul objectif le championnat de France de Nommay où je souhaitais faire un top 5. J’ai modifié ma préparation par rapport aux saisons précédente où j’arrivais perpétuellement fatigué à la fin du mois de décembre. Mon entraîneur est parvenu à me freiner tout au long de la saison pour que je sois dans les meilleures conditions possibles en janvier. Contrairement à d’habitude, je n’ai couru qu’une seule fois par week-end, contre deux les années passées. J’ai également allégé mes entraînements, où habituellement, j’en faisais beaucoup, pour privilégier des longues sorties, moins intensives. Je suis satisfait de ce que j’ai pu réaliser cet hiver en association avec mon entraîneur. Ma saison fût complète et régulière et même quand je n’étais pas bien, je livrais des courses correctes à l’image du Challenge National de Besançon. » Décrit dans un premier temps l’intéressé à propos de l’une de ses meilleures saisons hivernales. Peu après, il poursuit :

« Lorsque je suis arrivé en Décembre, j’ai senti que j’étais en train de franchir un palier. A l’accoutumée, je suis cramé à cette époque de l’année et pourtant, là, je me sentais frais, notamment à Pontchâteau, lors de la finale du Challenge National puis à Loenhout, en Belgique. Ma saison fût si pleine et satisfaisante, que je ne note pas de réelles déceptions… La seule possible serait de passer à côté de la Coupe du Monde d’Hoogerheide (Pays-Bas), ce dimanche. Si cela arrive, je louperais ma sélection aux championnats du monde… »

« Tout aurait pu se terminer au bout  de 100 mètres… »

Préparé à la perfection pour le rendez-vous national de l’année, Romain Lejeune partait ambitieux, mais réaliste. Certes, il n’allait pas titiller Francis Mourey dans la quête de son 7e titre de champion de France, mais le sociétaire du Club Champagne Charlott’ aura posé de nombreux problèmes à certains coureurs professionnels et pourtant, après 100 mètres d’épreuve, Romain Lejeune était à terre, les quatre fers en l’air ! Explication de l’intéressé :

« Ma course aurait très bien pu se terminer après seulement 100 mètres, lorsque j’ai touché les barrières et que je suis tombé. Je pense vraiment avoir fait une belle course, tant sur le plan physique que mental ! Je n’ai rien lâché moralement et j’ai réussi à remonter les coureurs à un à un. Au final, je me bagarrais tout de même avec John Gadret pour une médaille de bronze ! Cela est une vraie satisfaction.»

Photo : Camille Nicol
Photo : Camille Nicol

Et pourquoi n’y a-t-il pas un titre amateur ?

Quatrième de ces championnats de France et premier amateur de l’épreuve, juste devant le champion sortant, son ancien coéquipier chez « Charlott’ », Aurélien Duval, la question d’un titre de champion de France amateur me brûlait alors les lèvres. La réponse de l’ambitieux champion était catégorique.

« Pour moi, il ne peut y avoir qu’un seul champion de France ! Se battre, sur le vélo, avec des hommes comme Francis Mourey, John Gadret et tous les autres, c’est la meilleure façon pour les amateurs de progresser ! »

« Nys, Albert & Co’ me font rêver. »

Désormais, le secrétaire de l’UV Aube se tourne vers Hoogerheide, dernière épreuve de coupe du monde, dernière épreuve pour  Romain Lejeune pour décrocher sa sélection en vue des championnats du monde de Louisville.

« Ce serait vraiment une très bonne chose pour moi de participer à ces mondiaux. C’est en allant faire les plus grosses courses que je pourrais progresser et obtenir mes meilleurs résultats. Des hommes comme Nys, Albert et autres m’ont fait et me font toujours rêver. Les côtoyer est une source de motivation énorme pour l’amateur que je suis. » En terre batave, le champenois devra se batailler bec et ongles pour décrocher son passeport pour l’Amérique ! « Come on. »

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