S.Blanquefort

Sylvain Blanquefort, un cycliste diplômé.

Vainqueur des Boucles de l’Artois, deuxième manche de la coupe de France DN1, Sylvain Blanquefort a également remporté une étape du Critérium des 2 Vallées et s’est récemment classé 6ème de Paris-Mantes, puis second sur Civray-Saint-Romain. Ce mardi 1er mai, sur le GP de Vassivière, son club, le TOP 16 a pris les commandes de la coupe de France des clubs de Division Nationale 1. Il se confie à La Gazette des Sports.

Les Boucles de l’Artois ? Ma plus belle victoire. 

 » Mon début de saison a été correct, sans être néanmoins exceptionnel. J’ai débuté avec des places sur l’Essor Basque. Ensuite, au mois de mars, j’attendais beaucoup sur certaines courses comme Manche Atlantique où je suis passé complètement à côté et Bordeaux-Saintes. Cette course reste mon plus gros regret de ce début de saison car j’avais vraiment de bonnes jambes et j’ai manqué ma fin de course. Pour moi, Bordeaux-Saintes est vraiment la plus belle course de tout le Sud-Ouest avec un palmarès impressionnant et une réputation qui n’est plus a faire. Les gros résultats ont commencé à arriver à une période où habituellement j’ai un coup de moins bien. Cette période est venu suite au Tour du Canton de Saint Ciers où je fais 3ème. Ma plus grosse satisfaction jusqu’ici reste Les Boucles de l’Artois, c’est ma plus belle victoire ! Une course par étape en coupe de France DN1… J’ai mis un long moment avant de réaliser tout ce que l’on a fait avec l’équipe car certes j’ai gagné la première étape, mais sans les copains, je n’aurais jamais pu gagner le classement général. La semaine d’après, je gagnais la seconde étape du Critérium des 2 vallées en réalisant un doublé avec Damien (Le Fustec, NLDR). Cette course est importante pour notre équipe, le TOP 16, car elle se déroule en Charente. De ce fait, j’ai passé 15 jours de folie, sur mon petit nuage avec trois victoires coup sur coup. Cela m’a vraiment fait du bien car j’étais toujours placé sur les grandes courses sans jamais l’emporter. Depuis le temps que j’attendais, la chance a enfin tourné en ma faveur. Cela fût une grande joie pour moi et tous mes coéquipiers était heureux pour moi. Depuis cette période, j’enchaîne les bonnes performances notamment sur Paris-Mantes en classe 2 où je fais 6ème après m’être fait tasser dans les barrières lors du sprint. Je pense que sans cet incident, j’aurais pu être sur le podium.

 » La coupe de France, c’est vraiment un truc de fou, une aventure fabuleuse. « 

D’un point de vue collectif, on est vraiment en réussite depuis le début de la saison sur la coupe de France avec 3 victoires en ajoutant celle de Damien Le Fustec sur la Gainsbarre. Nous sommes aussi premier au classement géneral de la coupe de france de DN1 après le chrono de Vassivière, c’est vraiment un truc de fou ! On ne pensait jamais être la en début de saison. On visait le maintien en première division et là on est en tête. On vit une aventure fabuleuse et un peu folle mais cela donne envie à tout le monde de se surpasser pour faire quelque chose de beau et que l’année 2012 soit encore plus belle que l’année dernière pour le TOP 16.

Les courses que je ciblais en début de saison était plutôt Manche-Atlantique & Bordeaux-Saintes ainsi que Buxerolles sur ce début de saison. Ce que je retiens, c’est d’une part mes victoires sur Les Boucles de l’Artois et sur la 2ème étape du critérium des 2 vallées. Je retiens également la régularité que j’ai pu avoir dans les résultats et surtout des victoires qui font du bien et que j’attendais vraiment.
 » Faire le point à la fin du mois de mai. « 
J’ai coupé après le week end de la Gainsbarre et de la Gislard en Normandie. J’ai repris sur Paris-Mantes où j’étais surpris de mon niveau pour une reprise. Je fais 6ème et comme je l’ai dis précédemment, j’aurais pu faire sur le podium. Initialement, mon objectif de ce mois de mai était le Tour de Gironde, à  » la maison « , mais avec notre place en Coupe de France, je serais surement au Grand Prix de Luneray (le 28 mai, en Normandie). Je vais donc prendre les courses comme elles viennent en essayant de faire les meilleurs résultats possible ou bien aider les copains à gagner. Après le mois de mai, on fera un point avec mon entraineur pour fixer les objectifs de fin de saison. Le championnat de France est ouvert cette saison donc beaucoup de coureurs vont être motivés, mais je ne le préparerai pas plus que cela. J’irais là-bas avec la forme que sera la mienne à ce moment.
 » Notre succès, basé sur le collectif & l’encadrement. « 
Le succès du TOP 16 vient, selon moi, de l’encadrement qui nous soutient beaucoup. Il est très proche des coureurs. Il y a une vraie bonne ambiance, sereine, qui permet une bonne cohésion au sein de l’équipe. Notre collectif a très peu bougé avec un noyau de coureurs qui est resté inchangé. Cela permet d’avoir une continuité par rapport à la saison dernière. On a réussi à conserver Damien Le Fustec, le champion de France espoirs sur route et Yoann Paillot,champion d’europe CLM. Après, il y a un homme très important dans le groupe : Marc Staelen ! Il marche fort cette année et il a un rôle de capitaine de route. Il fait le lien entre tous les coureurs et apporte son expérience aux jeunes coureurs de l’équipe. Personnellement, j’essaye de le seconder dans cette tâche. Ensuite, les recrues ont été bien intégrées et ont réalisés de bonnes choses même si cela reste souvent dans l’ombre. Il ne faut pas non plus occulter que tout nous sourit en ce moment ! On a la réussite avec nous. C’est vrai que cette réussite se provoque et on va tout faire pour essayer que cela continue comme ça. Il faudra rester dans le haut du classement en coupe de France mais on ne va pas bouder notre plaisir à ce jour. Premier de la coupe de France DN1 au bout de quatre manches ? C’est un truc de fou pour le TOP 16, une vitrine exceptionnelle ! La coupe de France devient petit à petit le fil rouge de notre saison et tout le monde se mobilise autour de cet objectif qui dans un premier temps est de finir dans les 10 premiers. Au fil de la saison, nous verrons notre place pour pouvoir regarder plus haut.
 » Pour passer pro, il faut de grandes victoires. A moi de jouer. « 
Le cyclisme au niveau amateur est précaire même si je sais que grâce au TOP 16 je peux tout de même vivre. J’ai donné la priorité à mes études et j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur en octobre 2010. C’est la deuxième année que je me consacre entièrement au vélo. Comme beaucoup de coureurs, passer professionnel est un objectif mais pour cela y faut des victoires dans de grandes courses. C’est donc à moi de continuer dans cette voie même si je sais que mon âge peut être un obstacle. On verra bien, je me dis que si ça doit venir, ça viendra. La suite de ma carrière découlera fondamentalement de cette saison. J’aime faire du vélo à ce niveau là, faire des sacrifices pour obtenir des résultats mais il y a la réalité de l’économie et de la vie qui nous rattrape aussi. En fin de saison, je ferai un point et j’aviserais pour la suite de ma carrière.

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